Un blog qui parle de sexe, d'amour, de sexe, de sentiments, de sexe, de rencontres, de sexe, de tendresse, de sexe, de douceur, de sexe, de fraîcheur, de sexe, de complicité, de sexe. En gros.
Bon, ben il est temps de mettre un point final à cette histoire. Vous ne me croyez plus ? Vous avez raison. Mais là, sérieusement, il n'y a plus tant à dire que ça donc le suspense est presque à son terme.
Ben oui, une fois le premier baiser échangé sur une plage en été, il y a un peu moins d'intérêt, ça devient le quotidien.
Et le quotidien, en l'occurence, était pas mal du tout. J'étais tombé sur une fille non seulement mignonne, mais aussi vive d'esprit, drôle, cultivée et douce. C'est rare de trouver tout ça sur une même personne, ou alors elle s'appelle Krisprolls (oui oui, elle lit le blog).
Le seul... petit... détail... restait sa religiosité exemplaire. La Nobliaute au sang bleu avait été élevée dans le plus pur respect des valeurs chrétiennes, allait régulièrement à la Messe, participait au catéchisme et croyait avec une conviction qui forçait le respect à l'existence de Dieu.
Je ne suis pas particulièrement fan des religions, quelles qu'elles soient, mais bon j'aurais été capable de faire avec - si ça n'avait pas empiété sur la sphère privée ! Et avec quelle énergie !
Car figurez-vous, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, que la jeune fille avait pour ambition de rester vierge jusqu'au mariage. Et malgré ma fourberie naturelle, aucune cajolerie, taquinerie, menace, incitation à la débauche, baiser langoureux, caresse intuitive, ne parvint à briser sa résistance.
Oh, il y a bien eu quelques avancées, des progrès, quelques jeux sexuels. Mais ça n'allait jamais vraiment loin en raison des limites qu'elle se fixait. Sa volonté inspirait le respect - en particulier, elle avait décidé de ne jamais dormir sur place pour ne pas se laisser tenter. Du coup, je la voyais presque tous les soirs, de 19h à 23h environ et hop, elle rentrait chez elle en me laissant dans la position du fakir (lévitation sur une béquille).
Bon, pour moi la sexualité a beaucoup d'importance, mais je peux aussi comprendre les réticences d'une fille très croyante à briser ses tabous et renier ses convictions. Du coup, je me préparais à laisser du temps au temps en me convainquant que bon, d'accord, niveau sexe c'était dur mais que justement, un peu de spiritualité ne me ferait pas de mal. Et puis j'avais confiance, encore une ou deux semaines et elle finirait par céder.
L'ennui c'est que non, elle n'a pas cédé. Une ou deux semaines plus tard, justement, alors que nous avions franchi une étape extrêmement importante puisqu'elle reposait nue dans mes bras, elle a pris ses affaires et elle est partie.
Elle rentrait en prépa depuis quelques jours, elle trouvait que je lui faisais brûler les étapes, elle disait qu'elle ne se sentait pas prête et n'avait pas envie de franchir le pas, elle disait que je ne pourrais jamais l'accepter, elle pensait que je serais un obstacle pour ses études, elle supposait que ses parents ne m'accepteraient pas, elle m'a largué comme une vieille merde. Comme un amour de vacances, en fait.
Ca fait bizarre, de se faire jeter. C'était la première fois que ça m'arrivait. Je l'ai regardée avec une certaine incrédulité, j'avoue. Ca faisait à peine trois mois qu'on était ensemble, mais je tenais pas mal à elle, la petite noble, avec son sourire et ses cheveux frisés.
La seule consolation que j'aie pu avoir finalmeent, niveau orgueil, c'est que je me suis fait jeter par la seule fille avec laquelle je n'ai pas couché. Il doit y avoir un lien de cause à effet.
Si, si.
Rideau.