Mercredi 31 mai 2006

Ils sont toujours là pour redonner des sujets pour le blog lorsque je ne sais pas quoi écrire. Exemple hier soir.

Enfin je dis hier soir, je devrais écrire "hier dans la nuit", puisque la scène se passe à 2h08 du matin. Je connais l'heure exacte, ce sont les chiffres rouges lumineux de mon radioréveil qui m'ont sauté aux yeux lorsque le téléphone a sonné.

2h du mat ? Ok, je sais que je me couche tard d'habitude, mais je bosse quand même le lendemain. Du coup, je me dis que ça doit être une urgence. Les yeux vifs, le poil soyeux, je roule la dulcinée dans un coin du lit et je décroche.

Effectivement, c'est une urgence.

"Grenouille, faut absolument que tu m'aides !" chuinte une voix au téléphone.

Merde, qu'est-ce qu'il se passe encore ? Accident, rupture, pote jeté à la rue, mon sang ne fait qu'un tour ! Croisé de labrador et de berger des pyréennées, je me prépare à sortir le tonneau de rhum. Cet homme souffre, mes amis, il faut l'aider !

"Qu'est-ce qui se passe ?" demandé-je fort à propos (parce qu'il ne faut pas gâcher le bon rhum).

Et là, c'est le drame.

"Je suis dans la salle de bains de ma copine !"

....

"Et ?"

"Ben et je viens de me rendre compte que je n'avais plus de préservatifs, et je pense qu'elle n'en a pas non plus, je fais comment ?"

Grand blanc au bout du téléphone. Mon instinct de secouriste retourne se coucher, et je me sens soudain un peu stupide avec le rhum à la main. Je retourne le ranger à côté de la vodka.

"Euh..."

Il s'attend à quoi, exactement ? A ce que je lui faxe un préservatif ? Je sais qu'on a fait pas mal de progrès avec la 3G, mais là ca reste limite. Du coup, mon hésitation se sent et il revient à la charge.

"Non mais déconne pas, je suis à poil là, je fais comment"

Mon dieu, il est à poil. Je ne veux pas imaginer la scène.

"Ben qu'est-ce que tu veux que je te dise, tu te démerdes !"

"Ouais mais sans capote, je fais quoi, je couche quand même avec elle, ou pas ?"

Bordel, mais je peux pas avoir des amis qui prennent leurs responsabilités ? C'est quoi ces manières d'appeler en pleine nuit pour poser des questions que même BenoÎt XVI il n'est pas d'accord avec moi ?

Soyez rassurés, braves gens, je lui ai conseillé le port du préservatif, sinon rien, et il s'est exécuté la queue basse. C'est dire à quel point ce post se transforme tout d'un coup en apologie du préservatif et de l'importance de se protéger parce que faut pas déconner avec ça, non non non m'sieur, sinon après on finit par attraper le sida et du coup ne plus pouvoir louer d'appart. Saloperie de crise du logement.

Non, je déconne. Si je lui ai conseillé ça, c'est juste pour qu'il rentre bredouille. Ca lui apprendra à me réveiller la nuit avec ses interrogations à la con.

par Batracien publié dans : batracien
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Mardi 30 mai 2006

Salut les djeunz !

Bon, histoire de régler les derniers détails de ce qu'on fera le 17 juin, de qui a déjà réservé ses billets, de qui a besoin d'hébergement, j'invite ceux qui se sont manifestés sur le blog mais pas par msn/mail à le faire.

Ca serait pas mal de m'envoyer une confirmation par mail, et accessoirement ça me permettrait de discuter deux minutes avec vous avant de vous voir débarquer le jour J. Non parce que je veux dire, ça fait peur, si ça se trouve il y a parmi vous des serial killers psychopathesques et zoophiles - ou pire, genre des communistes !

Pour l'instant, je tiens à dire que les gens avec qui j'ai discuté sont matures, vifs d'esprit, brillants et incroyables à tous points de vue (important, la partie lèche-cul).

Voilà, donc j'attends les dernières confirmations pour qu'on puisse voir le programme des réjouissances et les orgies clandestines dans les jardins sauvages de la hype parisienne qui s'enroule négligemment autour des épaules frissonnantes des gens courageux qui affronteront les grèves, le typhus, la malaria et les contrôleurs de la RATP pour venir nous offrir le spectacle de l'ondulation sublime de leurs corps de rêve sur de la musique consensuelle.

Et pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle (follow my regard), suivez ces liens et priez pour le salut de vos âmes pour vous faire pardonner de ne pas avoir lu les archives :p

http://batracien.over-blog.com/article-2691812.html

http://batracien.over-blog.com/article-2731785.html

par Batracien publié dans : batracien
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Lundi 29 mai 2006

Toutes les histoires ont leur épilogue, vous ne croyiez tout de même pas échapper à celle-ci !

Voici donc ce qui arriva aux différents protagonistes de ce feuilleton palpitant.

Dulcinée (la seule, l'unique, la number one) vécut assez mal la séparation, et particulièrement la manière dont elle fut gérée. Dégoûtée de la gent masculine dans son ensemble et particulièrement de son spécimen grenouillesque, elle vécut un an en colocation chez une de ses amies avant de s'envoler pour d'autres cieux. Nous nous sommes revus une ou deux fois, dans une ambiance un peu tendue (elle avait vaguement envie de m'arracher les couilles pour en faire un collier, j'avais vaguement pas envie). Puis elle m'annonça qu'elle voulait refaire sa vie en Nouvelle-Calédonie, où on lui avait proposé une mutation. Finalement, elle choisit la France profonde, quitta Paris et sa boîte pour un boulot qui lui plaît vraiment. Je lui souhaite beaucoup de bonheur. Ca ressemblait quand même énormément à de l'amour passionnel, ces deux ans et demi. C'est étouffant, mais putain ce que ça peut être bon aussi.

Stagiaire (la sensuelle tombeuse dans les pommes aux seins en poire) est finalement sortie avec le mec avec qui elle avait couché. L'histoire dure depuis deux ans, donc je pense qu'elle a fait le bon choix. On est resté pendant près d'un an en contact très étroit, avec une complicité qui finalement a survécu à toutes les saloperies que j'ai pu lui faire. Elle a même été hébergée par mes parents durant un voyage sur Grenoble. La classe. Mais au final, son mec a fini par virer ultra-jaloux et à lui dire que c'était lui ou moi. J'ai laissé filer. Depuis, malheureusement, je n'ai plus la moindre nouvelle. C'est dommage, car je pense que tout cela n'a été qu'une question de timing. Si j'avais rencontré la stagiaire l'esprit libre, peut-être serait-on encore ensemble. Mais si peu de temps après Dulcinée, c'était complètement impossible.

Grenouille (l'immonde batracien visqueux à la bave perverse) s'est retrouvé tout seul, le coeur entre deux chaises. Si si, le coeur, j'insiste. Le soir même, pour le consoler, un couple d'amis lui propose d'aller voir un film québécois au cinéma. Dans la file d'attente, il découvre une fille assez particulière, qu'il appellera Pinkette.

C'est quand même dégueulasse, la vie. Le méchant de l'histoire n'est pas puni.

par Batracien publié dans : batracien
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Dimanche 28 mai 2006

En ce week-end de fête des mères, après l'ascension (c'était bien l'ascension jeudi, j'ai pas rêvé, avec toute une symbolique et tout), mes biens chers frères, mes bien chères soeurs, je vous propose un moratoire sur toutes les conneries que vous avez pu faire dans le passé.

Plongez dans la grande marmite bouillante, là, et vous en ressortirez lavés de vos péchés. Je l'ai fait, c'est très sympa, du coup vous ne pouvez plus me critiquer pour les histoires entre la stagiaire, la dulcinée et moi, car c'est dans le passé ! Ah ça mais ! Non mais des fois ;)

Enfin plus sérieusement, c'est vrai que je me suis comporté comme une grosse merdasse. N'ayons pas peur des mots, en plus c'est sympa, ça coupe l'herbe sous le pied des gens. Mais en même temps, à l'époque, comme la plupart des gens d'ailleurs, j'étais sincèrement convaincu de faire de mon mieux pour que personne ne souffre.

L'enfer est pavé de bonnes intentions. Vous avez remarqué ? Finalement, plus on essaie de ménager les gens, plus ça finit par se retourner contre soi.

Imaginez que vous êtes en couple et que vous souhaitez casser. Si vous vous y prenez doucement, gentiment, lentement, ça va finir en catastrophe. Crises de larmes, questions embarassantes, remise ensemble, rupture dé-rupturée, hésitations, tango, deuxième rupture.... sans compter que si tout se passe en souplesse elle va garder de nous une image sublimée et regrettera des années durant la douceur de nos étreintes et l'habileté absolument phénoménale au lit que nous avons montrée (si si).

Maintenant supposons qu'on fasse comme pour un sparadrap. Mais si, vous savez, nous les hommes, les mâles, les virils, les courageux, on est toujours stressés quand on se ramasse un morceau de pansement sur les poils et qu'on doit l'enlever. Du coup on le fait d'un seul coup avec une masculine sauvagerie (et on hurle en contralto).

Ok, ma métaphore est nulle. Mais bref, on rompt de manière brutale, on ne répond plus au téléphone, on fait comme si rien n'avait existé - bref, on se comporte en connard de base. Du coup:

1) Il n'y a pas de risque de prolongement de la période de déchirement
2) La fille se dit que comme on est une enflure, elle n'a rien perdu et elle mérite mieux

Ah, la sagesse est longue à venir lorsqu'on est encore un jeune padawan à peine éclos qui tète encore le lait de brebis maternel. Mais maintenant j'ai appris la leçon. Maintenant je suis fourbe et cruel. Maintenant, je ne laisse plus les choses pourrir ainsi à osciller entre deux filles dont la croupe charnue et l'intelligence aigue ne peuvent qu'inciter à la copulation jubilatoire.

Finalement, plus on a peur de faire du mal, plus on fait souffrir. Tout ceci est bien troublant mais me disculpe donc complètement de l'article précédent. Me voilà rassuré.

par Batracien publié dans : batracien
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Vendredi 26 mai 2006

Retour de la saga du printemps auprès de laquelle Fort Boyard ne représente que les aventures d'un nain bossu et Manon des Sources la défloration champestre d'une petite du pays. Jouez, hautbois, résonnez, musettes.

Disclaimer: je me suis mal comporté dans les histoires que je raconte là. C'est pas bien. Bouh que je suis vilain. Vous avez le droit de me lapider avec des tomates fraîches. Mais je n'accepterai que celles issues de l'agriculture biologique.

J'avais donc une fille emportée par les brancardiers - youpi !

Vous pouvez vous moquer de stagiaire et de la manière dont elle tombe dans les pommes aussi facilement, mais moi j'étais paniqué. Vous imaginez la scène.. du coup j'appelle, je tombe sur son répondeur, je laisse un message d'excuse, j'ai un double appel, c'est Dulcinée, enfin non ex-Dulcinée, enfin je ne sais pas où j'en suis, elle dit qu'elle est devant une voie de chemin de fer et qu'elle va se suicider, je pète un câble, je lui dis de ne pas faire de conneries sinon c'est la fessée, le téléphone du boulot sonne, c'est la stagiaire, elle pense qu'on devrait se laisser une seconde chance et voir venir, je raccroche pour récupérer Dulcinée, qui vient ce soir à l'appart et veut savoir si j'y suis, je dis que je ne pense pas, je me sens super mal, elle pleure et moi aussi, elle part en mission d'audit pour la semaine, on ne se verra pas pendant sept jours, je respire un peu.

Ouf.

Putain, plus - jamais - ça. C'est la pensée que j'ai eu à l'esprit pendant plusieurs semaines invivables après cet incident. C'est d'ailleurs probablement la raison pour laquelle je n'ai cessé d'enchainer des histoires courtes depuis: dès que j'ai un doute sur la viabilité, je casse tout de suite plutôt que de laisser les choses en venir là (ok, Dulcinée est une exception).

Mais bon, on n'est pas là pour parler psychologie de bazar mais bien cul et relations amoureuses.

Je vais visiter la stagiaire pour prendre de ses nouvelles, bonne ambiance, joie, bonheur, elle m'a pardonné. Elle a juste eu l'impression sur le moment que je m'étais simplement servi d'elle pour "tirer mon coup", rhoo le mauvais esprit. Même pas vrai. Pour lui prouver, je me remets avec elle.

Quatre jours plus tard, Dulcinée revient de son audit. On se retrouve pour s'expliquer. Larmes et serments. Tous les bons souvenirs remontent à la surface. Je reviens avec Dulcinée et je dis à Stagiaire que finalement c'est mort (boum, bruit du corps qui syncope again).

Deux jours plus tard, on se rend compte avec Dulcinée que c'est bien beau les grands sentiments, mais que ça n'a pas changé les problèmes de fond. Je me resépare donc d'elle. Au boulot, je présente mes plus plates excuses à la stagiaire et on se remet ensemble.

Un mois plus tard, je signe le bail d'un nouvel appartement. Je passe chez moi pour déménager mes affaires. J'y trouve Dulcinée. Je réalise l'énormité de ce que je viens de faire. Je rentre dans mon nouvel appart dans un état second. Lorsque Stagiaire frappe à la porte pour la nuit, je l'envoie chier. Elle revient 10 minutes plus tard, il n'y a plus de métro. Je lui prête un clic clac. Evidemment, pendant la nuit, on se remet ensemble. Au matin, je confirme que j'aimerais bien un peu de temps pour réfléchir. Elle part en claquant la porte. Au boulot, l'ambiance devient délétère.

Bon, une semaine plus tard je vais de nouveau lui proposer de sortir avec moi. Elle fait une drôle de gueule, je fais une remarque genre "bah dis donc, t'as l'air emballée !" et du coup je me prends tout ce qu'elle a sur le coeur. Il paraîtrait que je la traite mal et que ce n'est pas bien de quitter pour revenir pour re-quitter. Rhooo. Merde.

On revient donc ensemble, joie, bonheur, apothéose. Elle part un week-end à Nantes avec des amis à elle.

Hum. Le lundi, elle m'annonce en pleurs qu'elle m'a trompé. Grand seigneur, je décide donc de ne pas pardonner et de casser définitivement.

Parce que merde, quoi, faut pas déconner, moi j'ai le droit d'être un enfoiré de première, mais les autres ? Jamais !

par Batracien publié dans : batracien
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