Mardi 31 juillet 2007
Bon, on va dire que vous allez me pardonner le jeu de mots foireux du titre, j'y peux rien, je suis pas comme Gaugau moi, je me shoote pas aux médicaments licites dès que je peux pour passer des nuits où je fais des bruits bizarres avec mon nez. Alors forcément.

Mais sur une suggestion de Krisprout (qui voulait au début que je parle de ses seins, mais ça fait un peu six mois que je les ai pas vus donc je ne voudrais pas m'avancer, vaut mieux parler des bonnes déesses que de leurs seins), je me suis dit que j'allais mentionner en passant les relations très particulières que nous entretenons avec nos ex au fil du temps.

Une ex, après tout, c'est une fille avec qui à un moment ou à un autre il y a eu quelque chose qui ne marchait pas, sinon elle ne serait plus ex. Mais à côté de ça, il y a eu plein de choses qui marchaient, sinon on n'aurait jamais été ensemble.

Donc lorsque la relation cesse, il reste quoi ? Quelqu'un qui nous plaît quand même pas mal intellectuellement, avec une certaine complicité due à des années mois semaines passées ensemble, et généralement un beau cul.

C'est donc dommage de perdre de vue ces êtres exceptionnels qui a un moment ou un autre ont fait battre notre coeur. En dehors de toute considération copulatoire, évidemment.

Parce qu'une ex (en vrac):
- Ca vous demande des conseils sur leurs mecs actuels
- Ca vous donne des conseils sur vos targets
- Ca vous appelle bourrée à 3h du mat en disant que ça vous aime
- Ca vous appelle bourrée à 3h10 du mat en disant que ça vous hait
- Ca couche parfois quand on n'est pas contre
- Ca couche parfois quand elles ne sont pas contre
- Ca se fait interroger par d'autres sur "comment c'était" et "est-ce qu'il vaut le coup"
- Ca vous invite dans des endroits paradisiaques
- Ca vous raconte ses multiples plans à trois
- Ca vous envoie des blagues par internet
- Ca tombe par hasard sur le blog
- Ca crée discrètement un blog
- Ca a des copines mignonnes
- Ca réchauffe les pieds la nuit
- Ca peut se recycler avec des amis sympas
- Ca donne son avis sur les copines actuelles
- Ca se demande avec tristesse si elle ne perd pas des seins
- Ca se coupe parfois les cheveux
- Ca comprend nos blagues et parfois ça en rit
- Ca peut terminer nos phrases une fois sur deux
- Ca trouve que nos tics de langage sont de plus en plus prononcés
- Ca offre du champagne au bon vieux temps
- Ca se fait discret en rencontrant l'actuelle
- Ca a parfois sincèrement notre bonheur à l'esprit



Les ex, si on n'en avait pas, il faudrait les inventer*




* Tant qu'à faire, avec un peu plus de cambrure encore.
par Batracien
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Lundi 30 juillet 2007

Ca y est, j'ai un peu dormi, je suis toujours aussi malade, toujours aussi fatigué, mais ma conscience professionnelle m'incite à rester debout et vous informer sur le week-end qu'on vient de passer. Soit ça, soit je m'emmerde au boulot et ce sera la seule chose qui me tiendra éveillé.

Il était une fois, dans une belle capitale, une Cham qui avait une maison de campagne à Deauville. Généreuse et ouverte*, elle tendit sa main aux prolétaires de tous les pays que nous sommes et nous proposa de la rejoindre. D'autant plus que, par un concours de circonstance sympathique impliquant un père tout aussi sympathique, elle bénéficiait d'une chambre au Royal Barrière.

Ouais. Ca sert de connaître des gens qui connaissent des gens, en fait.

On part donc le vendredi soir, sacs au dos, plein d'entrain. On salue le long du chemin le gentil tyrolien. Au fur et à mesure de l'A13, il n'y a plus de constructions, seulement des champs et des arbres. Gauthier nous fait une crise d'angoisse: "aaaargggg, il n'y a plus d'immeubles !". Il sort le nez par la fenêtre: "Putain, ça sent la vache". Normal, il y a des vaches dans le champ d'à côté. On pense pendant un moment qu'il faudra le réanimer, mais il survit.

On arrive vers 22h30 dans les environs de Deauville, la faim au ventre. Premiers appels paniqués: "allo, où est-ce qu'on peut trouver un Quick à violer ? Ya pas ? Un McDo alors ? Mais vraiment en désespoir de cause, hein !"

Grâce au super GPS italiano-powered, on arrive dans la zone industrielle. Les autochtones ont un peu de mal à nous renseigner. "Un McDonalds ? Ah ben non. Ya bien un truc pas cher, là, un hippo-bidule, et puis un machin fasteuh-food encore moins cher, comment ça s'appelle encore ? Maqueue Donald ? Ah mais oui c'est ce que vous cherchez en fait !"

Ben oui.

On mange, on arrive à la maison de campagne, magnifique vue sur la mer, comment ça déchire sa race dans un shaker bleu fluo miel-amandes. Je ne résiste pas au plaisir de vous la montrer, alors qu'en vrai c'était la nuit donc qu'on voyait rien et qu'on se prenait les pieds dans le lierre.


 



A ce propos, le chemin pour arriver à la maison... my god. 2 mètres de large maximum pendant plusieurs kilomètres, on s'attendait à voir débarquer des moutons au milieu du truc, mais en fait non, ça allait. Ya pas beaucoup de moutons à Deauville, juste des Yorkshire.

On retrouve tout le monde, nous voilà 7
- la team des mecs, les 3G: Gauthier, Gajal, Grenouille
- la team des filles, les... les filles quoi: Cham, Copine-de-cham, Le Froid, 7h48 

Il est tard, on est crevés, on poutre donc les filles à Taboo** malgré notre infériorité numérique, puis on les repoutre, puis on va se coucher. Je dors avec Gauthier. J'ai un peu peur.

Le lendemain, réveil difficile. Fait pas beau. On va sur la plage pendant que les filles vont au hammam. Bande d'enflures qui ne nous laissent pas profiter des services de l'hôtel, tout ça parce qu'on a un truc qui pendouille entre les jambes. J'ai tenté de dire que là, à ce moment présent, ça ne pendouillait pas, mais non.

Dépité, nous en profitons donc pour écrire "pute, salope, ta mère en string" sur le sable de la plage, pour la postérité. Avant d'effacer rapidement parce qu'il y a des enfants, merde, quoi. Je suis le seul courageux à me baigner. L'eau est presque plus chaude que l'air, en fait, donc suffit d'y rentrer... beuh.
 
Mais bon, ça en valait la peine rien que pour sortir de l'onde tel un David Hasselhof de légende, l'eau ruisselant de ma crinière de lion pour venir mourir sur ma poitrine musclée et mes abdos finement ciselés.

Ou pas. J'ai chopé la crève.

Le soir, retour à la maison, on défonce les filles à Taboo**, on se bourre la gueule au vin rouge, au vin blanc et à la vodka (les mélanges, j'aime) puis on descend au casino.

Ah, le casino. Putain, c'est facile de devenir accro.

Je commence sur les machines à poker, je gagne pas mal au début (tout étant relatif vu que j'étais sur les machines à 10 centimes, ouais ça casse le mythe), puis je reperds tout. Normal.

Puis Gajal décide de miser sur les tables de Blackjack et je le rejoins. C'est là que le destin frappe. Parce qu'à force de chercher une table libre, on atterrit sur une des plus chères, où la mise minimale est de 10€ (au lieu de 2€ pour les tables débutant).

Il se fait plumer rapidement, je le regarde faire, je décide de tenter aussi avec deux pauvres jetons (donc 20€) pour comprendre le principe.

Et là... le croupier se révèle grave sympa (et puis j'avais Cham en porte-bonheur sur le genou gauche). Il m'explique les règles et me donne des conseils, jusqu'à parfois contredire mes décisions.

"Vous êtes sûr que vous voulez une carte de plus, là ? Sincèrement vous ne devriez pas vu ce qu'il y a à la banque"

"Non, là faut piocher, hein, parce que j'ai peu de chance de sauter sur celle-ci"

"Vous devriez splitter, là. Allez-y, splittez, putain, ça double vos gains, vous avez la meilleure main et j'ai la pire ! Ben voilà !"

"Arrêtez de tripoter les jetons"

"Arrêtez de tripoter les jetons"

"Mais bordel, vous allez arrêter de les tripoter ?"

Bref, avec ses conseils et ma chance naturelle, je commence à gagner comme un porc et les jetons s'empilent. Tout content, je renverse ma coupe de champagne sur le tapis. Ouais, je suis insortable.

Le jeu continue, j'atteins les 140€, j'en abandonne quelques-uns pour le champagne... et là Gauthier et Le Froid me rejoignent, et la chance tourne. Dès qu'ils commencent à regarder par-dessus mon épaule, je perds 8 parties de suite. Je perds, je perds, je perds. Au final, il ne reste plus que 15€ que j'abandonne en pourboire au croupier sympa.

Franchement, il a quand même été excellent, ce mec. Ok, je n'ai rien gagné. Mais sans lui mes 20€ auraient duré deux parties, et là ils ont tenu deux heures. Si j'avais été plus prudent, j'aurais même gagné raisonnablement.

4h du mat, le casino ferme, on nous fout dehors. On décide d'aller en boîte mais tout ferme à 4h30. Horreur, douleur, tristesse. On va se coucher. 

Dimanche ? On récupère tranquillement du mélange vin-vodka-champagne. 

Et comme en ce moment je lis des blogs de pouffe, je ne résiste pas au plaisir de vous dire que j'ai acheté deux T-shirts Kenzo qui déchirent leur race, et que hop une photo pour montrer qu'ils me vont trop bien.





(Un jour, je virerai pédé, je le sens).


*: c'est elle qui héberge, merde, faut être sympa

**: spéciale dédicace à copine-de-cham qui n'accepte pas notre évidente supériorité :p

par Batracien
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Dimanche 29 juillet 2007
Le résumé so glamour du week-end à Deauville, du casino avec le croupier sympa, de la mer glaciale, des insultes sur la plage, des chiens qui ressemblent à d'autres chiens, des grands-mères emperlouzées de frais, tout ça quand j'aurai dormi.

Ce sera super bien.
par Batracien
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Vendredi 27 juillet 2007

Hier soir, c'était l'anniversaire de trois stars, qu'elles sont des stars parce qu'elles le valent bien, et qu'à peu de choses près elles sont toutes les trois jumelles cosmiques (mais deux plus que la troisième).

Ca va, je fais une bonne intro ? Non, mais parce que je risque de me faire lire par toutes les pouffes* qui étaient présentes hier, donc j'essaie de me mettre au niveau et de donner quelque chose de sympa où moi aussi je tutoie le lecteur, parce que tu le sais pas encore mais c'est juste trop évident que tu vas devenir mon meilleur ami (si tu es un mec) ou coucher avec moi sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés (si tu es une fille).

Bon.

Hier soir, donc, pour tous les sourds et aveugles qui n'ont pas remarqué les messages répétés d'Alexiane un peu partout (dans les coms, sur le chat, sur son blog, sur le fronton de son immeuble, sur son sac Marc Jacobs), on fêtait l'anniversaire de Kyrieleve, Violette et Le Froid. Trois filles d'un coup, forcément belles, forcément sensuelles, forcément sexy, forcément disponibles (je dis ça, je ne dis rien).

Au début, c'était prévu au Marlusse dans le 18e mais évidemment, impossible de faire rentrer toute la faune dedans. Du coup, pour tous les boulets comme moi qui sont arrivés un peu en retard, ça a été jeu de piste pour retrouver l'endroit de la soirée, au Fluid, rue des Martyrs. J'y vais avec un Gauthier en bandoulière - c'est ça de violer un Quick au passage - et on croise une Rouquine en chemin.

Petite digression: au Quick, la fille me fait: "ben alors, on dit pas bonjour avant de commander ?", Gauthier part dans une diatribe sur mes bonnes manières et la manière dont il faudrait m'élever, ça y est, le Quick entier de Pigalle est convaincu que je suis homo.

On arrive enfin sur place. Ah ouais, ya quand même du monde. Que des princesses - évidemment. Je ne connais personne - évidemment. Enfin il me semble croiser une ou deux personnes de la dernière soirée, mais bon entre les produits d'importation bulgares (les vrais), les mannequins bulgares (les fausses), les so glamourous et les eanimini qu'on ne sait pas combien de i il faut mettre, c'est le bordel.

Le bar a un sous-sol, je m'y rends par curiosité. C'est un peu comme de pénétrer dans l'antre du démon. La température est suffocante alors que quinze regards de filles se braquent dans la direction des escaliers en m'entendant descendre. Quinze filles qui attendent en discutant que des mecs veuillent bien les rejoindre. Bon, comme je suis un grand timide, je remonte.

Puis je redescends, je re-regarde, je remonte.

Puis finalement je me pose, parce que merde, quoi, on a une réputation à maintenir.

Le cocktail maison des pouffes glamourous, c'est le kir amande. Mine de rien, c'est pas mauvais du tout cette saloperie. Je suis un peu ému, sans compter que les gens autour font des efforts pour ne pas parler de fringues. Je leur en suis reconnaissantes. Ya qu'Alexiane et son big booty qui vient râler sur ma chemise que si tu es pas content que je sois venu fallait le dire tout de suite, hein, c'est pas ma faute si l'éclairage pourri de la cave ne mettait pas en valeur la sensualité de la couleur parme, et d'abord elle était presque aussi douce que ma peau, qui est plus douce que la pub Monsavon deux en un.

On danse et on se déhanche sur les succès de ces derniers mois, avec ma grâce naturelle de tortue asthmatique, je deviens de nouveau l'attraction du dancefloor (ou pas). Merci à Dany pour ses quelques pas de danse, ça me servira la prochaine fois !

Les trois fêtées se baladent dans tous les sens pour dire bonjour à tout le monde, j'engage la conversation à droite - à gauche. C'est là que soudain, le ciel se déchire et la lumière fut. Un mec anglophone a flashé sur Kyrieleve. Je répète: un mec anglophone a flashé sur Kyrieleve. Je répète plus fort: UN MEC ANGLOPHONE A FLASHE SUR KYRIELEVE.

Oui, les majuscules c'est parce que je gueule.

Comme on est des supers amis que si on existait pas, jamais elle coucherait, on décide de lui arranger son plan avec la subtilité de gamins de treize ans. On prend le mec par la main, on lui dit "yeah she really likes you, besides it's her birthday, go ahead !", on les met dans les bras l'un de l'autre, on referme physiquement les bras du mec sur son torse, il est tout rouge, elle est toute rouge, on est vraiment des enfoirés.

On a beau être là tout autour, il y a quand même des phéromones dans l'air,  donc mine de rien ça finit  par aboutir en un magnifique baiser applaudi par toute la rue. Pour la discrétion, on repassera.

De mon côté, je réalise que je suis vaguement en train de m'intéresser à quelqu'un de 18 ans, bon, ya des limites, on va laisser tomber. Dommage.

La soirée avance, je cherche à partir au moins trois fois avant de me faire rattraper, de manière complètement vénale, par un Gauthier décalqué qui aimerait que je lui serve de chauffeur. Ok, je reste un peu plus dans ce cas. J'en profite pour croiser deux jolies filles à lunettes. Comme dit le dicton, filles à lunettes, parfois brunettes.

C'est là qu'on commence à réaliser l'effet que l'alcool peut avoir sur les filles. Attention, il va y avoir de la dénonciation de groupe, et ça va chier !

Clelie s'incruste dans la voiture. Aussitôt, Alexiane se met à hurler à l'entrée du bar (au bénéfice de tous les passants): "Non mais laisse tomber Grenouille, elle couchera pas !"

Ce sur quoi Lily Plume (si je ne me trompe pas, si c'est le cas j'ai honte) braille en réponse: "non mais ya pas de souci moi je veux bien coucher à sa place, mais bon juste pour un soir, hein, sans sentiments, et tout !"

Ce sur quoi Sarina (orthographe non contractuelle) renchérit en disant: "ouais mais moi si tu me ramènes ya trop moyen je suis une salope volage !"

Ce sur quoi, après que la conversation dévie sur le week-end à Deauville, Clelie rajoute: "non mais je couche pas mais pour Deauville éventuellement je fais une pipe !"

Ce sur quoi Sarina proteste en disant: "non mais faut pas être vénale je suis salope mais pas pute !"

Ce sur quoi je dis que je connais une fille qui se débrouille très bien dans ce domaine et qu'elles ne lui arrivent pas à la cheville.

Ce sur quoi les deux filles - et Gauthier - proposent de me faire une démonstration.

Ce sur quoi les gens nous regardent bizarrement dans la rue.

Bon.

Au final, je ramène Gauthier, Clelie et Sarina. Vus les itinéraires respectifs, je dépose Clelie en dernier. En raison de travaux sur le périphérique, tout est fermé entre Neuilly et Boulogne. Du coup, on passe par le bois, avec mon GPS neurasthénique qui glousse "Voltare a sinistra**" toutes les trois secondes.

On se perd, on se reperd, on se re-reperd. Je mets plus d'une heure à la ramener chez elle, et on parle de trucs romantiques tout plein au milieu des prostituées du Bois de Boulogne qui, il faut bien le dire, ont l'air super moches.

Grosse interrogation de Clelie: "Quand est-ce que je grandirai et que moi aussi je serai une vraie pouffe qui couchera facilement et que les gens aimeront bien ?"

2h du mat, je rentre chez moi. Bon anniversaire, les trois !






* C'est affectueux, évidemment
** Spéciale cassdédi.

par Batracien
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Jeudi 26 juillet 2007
Ouais, j'ai décidé de ne faire que de courts billets aujourd'hui, ça m'arrange vu que je n'ai pas beaucoup de temps et que j'ai la flemme de parler de samedi tout de suite (rassurée, revenante ? on ne parlera pas de tes turpitudes pour l'instant ^^).

Et puis j'ai plein de trucs à dire. Là, par exemple, je viens d'entendre la version radio de "gare aux cons", la chanson de chépluqui qui avait été découverte sur internet. Et du coup je me pose quelques questions. Parce qu'elle a été censurée bizarrement.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce monument de la chanson française, voici les paroles de Gare aux cons version radio. C'est important pour voir où frappe la censure.



Tout à l'heure, j'roulais sur mon scooter dans Paris
D'une voiture, au feu rouge, un mec me dit
« Eh madame il est quelle heure ? » Je lui réponds « Midi »
Il me dit « Madame qu'est ce que t'es bonne, tu veux pas me faire une gâterie ? »
Ses potes rigolent, sur le moment j'ai pas compris
Je réponds « Mon grand, c'est pas comme ça qu'on parle aux gens
Tu n'aimerais pas qu'on parle comme ça à ta maman »
Le mec me regarde
Avec une tête de chien de garde
Il me fait « Vas-y parle pas de ma mère ou je te défonce »
Je lui réponds « du calme Alphonse
Je te connais pas, tu m'agresses
C'est quoi ce manque de délicatesse ?
On t'a pas dit de traiter les femmes comme des princesses ? »
Il me dit « ouais mais toi je te baise ! »
Je lui dis « ben nan justement c'est bien ça le malaise ... »

Tu sais que garçon
Si t'enlève la cédille
Ça fait gar con
Et Gare aux cons ma fille
Gare aux cons
Gare aux cons
Gare aux cons
Qui perdent leur cédille

Je continue mon chemin, au feu suivant
J'entends « Hé grosse cochonne ! Quand tu veux je te prends »
C'est encore Alphonse avec sa tête de gland
Je lui dis : « là tu t'enfonces c'est indécent
J'y crois pas mec, redescends de ta planète
Tu te prends pour Tony Montana t'as même pas de poils sur la quéquette »
Il me dit « Vas y sois pas vulgaire tu vas voir où je vais te la mette »
Je lui dis « c'est moi qui suis vulgaire ? Non mais la c'est la fête !
Je rêve pour qui tu te prends ? Maintenant tu t'arrêtes !»
Je descends, il descend, j'lui dis « c'est le bordel dans ta tête !
Qu'est ce que tu comptes faire ?
Là t'es en galère, 
Je veux des excuses, j'attends, et je lâcherais pas l'affaire »
Il me dit « nan toi tu t'excuses espèce de vieille sorcière »
« C'est la meilleure je t'ai donné l'heure, j'aurais mieux fait de me taire »

Tu sais que garçon
Si t'enlève la cédille
Ça fait garcon
Et Gare aux cons ma fille
Gare aux cons
Gare aux cons
Gare aux cons
Qui perdent leur cédille

Voilà comment parlent certains garçons
Quelle honte ! Il mériterait une bonne leçon
Tu veux jouer, on va jouer je lui dis « Baisse ton caleçon
Tu parles beaucoup, ça manque d'action tu m'as demandé une fellation ? »
Tout à coup Alphonse a une révélation
Il renonce et me dit « Ouais vas y c'est bon lâche moi pardon »
Je lui dis « C'est bien là t'as l'air moins con,
C'est pas normal d'avoir besoin de parler aux femmes de cette façon
Y a un sérieux problème d'éducation
Pourtant je suis sûre que t'as un bon fond »
Il me dit « t'as raison je me sens tout bidon
C'est mes potes qui me poussent j'ai la pression !»
Je lui dis « c'est bon pleure pas »
Il manquait plus que ça
Alphonse qui fond en larmes dans mes bras
Je lui dit « toi t'as besoin d'amour ça se voit !
Allez viens-là ! Fais un bisou à tata !"

Tu sais que garçon
Si t'enlève la cédille
Ça fait gar con
Et Gare aux cons ma fille
Gare aux cons
Gare aux cons
Gare aux cons
Qui perdent leur cédille




Bon. On aime ou on aime pas, hein. Mais ce n'est pas le sujet du post.

Le sujet, c'est qu'ils ont censuré quelques mots dans cette fameuse version radio. Les mots "baise" et "fellation". Comme dans certains tubes US, il y a un blanc à la place, ce qui donne "ouais mais toi j'te......" et "tu parles beaucoup, ça manque d'action, tu m'as demandé une...."

De la même manière, ils ont remplacé "pepi" dans la version originale par "gâterie".

Et donc, je me demande où on va, là. Jusque là, les chansons françaises n'étaient pas particulièrement censurées. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Et surtout, pourquoi ce choix de mots ? On a le droit de dire "grosse cochonne, quand tu veux, je te prends" mais on ne peut pas dire fellation ? On peut pas dire baise ?

Ca me rend tout triste, tiens, de voir un tel monument de la chanson française à ce point défiguré :o
par Batracien
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