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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 10:35

Bon, eh bien voilà, la page est tournée.

Sur les conseils enthousiastes d'une soglamourous devenue leur meilleure embassadrice, je ferme aujourd'hui la page over-blog pour revenir à mes premières amours, à savoir hautetfort.

J'ai plein de fonctionnalités marrantes qui ne me serviront à rien, un design conservé par rapport à l'ancien, la même bannière (merci ma Missik), les mêmes articles, la même clarté dans le propos, la même sensualité dans la discussion, le même talent indiscutable et la même turgescence inimitable.

Bref, c'est le même blog, mais en mieux. Enfin je crois.

Changez vos liens, changez vos net-machin-trucs, changez vos favoris, changez vos sous-vêtements... et c'est parti pour
http://www.grenouillebleue.fr.

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 15:13

Je remarque que je n'ai pas à m'emmerder à faire des articles construits avec stupre et luxure puisque finalement ceux qui vous titillent le plus sont ceux qui parlent de vos origines géographiques. Merci à tous d'ailleurs, ça m'émeut de voir ça.

(Message personnel: les gens de Bretigny-sur-Orge, faut qu'on parle, tata 7h48 a quelque chose à vous dire).

Bon. Donc j'ai compris, raconter les turpitudes des soirées du vodka club ne vous fait plus rêver. Mais ça n'empêche, cette fois-ci, vous n'allez pas y couper.

Putain, par où commencer...

Comme d'habitude, nos week-ends sont de grands n'importe quoi, encore plus lorsque les gendarmettes s'en mêlent. Mais si, les gendarmettes, remember, rappelez-vous, j'en parlais ici et , voire (et discrètement par ici, mais chut). Une amie de 7h et ses camarades de promo.

Ben voilà, les gendarmettes sont revenues. Deux d'entre elles, en tout cas. La première s'appelait déjà Princesse Gendarmette dans les articles précédents (on va rester sur Princesse, ça va plus vite à écrire et ça fait penser qu'elle ne fait pas caca).

La seconde va désormais s'appeller Indesit.

Bon.

Nous décidons d'organiser, grâce à Monsieur F et ses connexions dans les hautes sphères de l'ingéniérie moderne, un bon petit restau bien sympa avec alcool à volonté en plein coeur du 16e, à savoir à la maison des Arts et Métiers.

Pour ceux qui ne connaissent pas, à condition d'avoir sa carte de l'ENSAM, cet endroit au service impeccable et au style classique-chic permet de manger très bien pour 32€, avec les vins à volonté. On notera juste que, pour moi qui n'aime pas trop le poisson, on a eu droit à une entrée au saumon, et un bar comme plat principal. Yeah baby. A la personne qui m'a fait remarquer que de toute façon j'étais un pilier de bar, je répondrai: "c'est cui qui le dit qui y est".

Bref nous sommes treize à table, nous buvons amoureusement, nous mangeons délicatement, nous faisons la fermeture du restaurant - au passage, publicité mensongère, le vin n'est PAS à volonté, ils ont fini par nous couper les vivres.

Retour chez moi pour une partie de psychologue d'anthologie entre Monsieur F, 7h48, Gajal, Cyrius, les gendarmettes, le Maniac, Titounne et si j'ai oublié quelqu'un je m'en excuse platement.

Nous noterons que Cham a fui l'appart vers 1h du mat après un échange de texto avec son mec pour planifier leur copulation nocturne. C'est attendrissant.

Bon. Vous ne connaissez toujours pas les règles du Psychologue ? Ne comptez pas sur moi pour les révéler puisque certains d'entre vous se retrouveront peut-être dans de futures soirées du vodka club. Mais qu'il vous suffise de savoir qu'on en apprend beaucoup sur les gens présents, et généralement dans des domaines délicats, raffinés et sexuels.

Le psychologue, c'est le jeu de la bouteille pour les plus de 14 ans.

Bref - au bout de deux heures de partie alcoolisée, on apprend l'attirance mutuelle de pas mal de monde dans la pièce, on découvre qu'il s'en passe de belles sous les fenêtres des foyers de France, on observe que certaines gendarmettes devraient avoir honte, et on perd de plus en plus 7h48 sous perfusion de vodka.

Puis tout le monde se sépare dans la joie et la négresse et je me retrouve, dans un hasard qui me stupéfie moi-même, avec Princesse, Monsieur F et Indesit sur les bras. Comme il y a deux lits disponibles, j'héberge ladite Princesse et Monsieur F se rapproche d'Indesit (c'est bien, le psychologue, hein ?).

Or j'habite un appartement avec une seule grande pièce, ce qui a un peu compliqué la vie nocturne des protagonistes.

Vous allez donc me dire: "pourquoi tu appelles la seconde gendarmette Indesit ?"

Parce que c'est la marque de ma machine à laver et que si jamais elle ne marche plus après cette nuit, j'en voudrai beaucoup à Monsieur F.

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 16:39

Malgré mon statut de demi-dieu (des pieds à la ceinture, les abdos laissent à désirer), il m'arrive parfois de sombrer dans le désespérément conventionnel.

Et le dernier commentaire que j'ai lu, sur l'article ardéchois, me donne l'occasion de ne pas trop me fatiguer - ce qui tombe bien car le week-end arrive, et qu'il ne sera pas de tout repos.

Donc voilà, cette chère Marion du CT me dit, je cite:

"J'habite aux USA(Connecticut pour etre exacte) mais ma chere cousine Charlotte s'est mariee a TOURNON en Ardeche le samedi 12 Juillet - alors je me dis tu y as ete...??????????!!!!!!!"

Je ne ferai aucun commentaire sur le nombre de points d'exclamation, je comprends que ce soit un choc qu'on connaisse la même cousine Charlotte. Sauf qu'en fait non, ce n'était pas ce mariage. Nous, c'était à côté du pont du diable, à Thuhyes (orthographe non contractuelle).

C'est rassurant, hein ? Après avoir dit que toutes les filles du mariage étaient moches, ça aurait été con de tomber sur des gens présents à la cérémonie...

Bref. Ce qui retient surtout mon attention, chez ladite Marion, c'est qu'elle est connecticutoise. Moi qui croyais que mon audience se limitait à Paris et éventuellement les infortunés de l'autre côté du périph, c'est un peu le choc. Il y a donc des lecteurs/trices qui se cachent hors de la capitale, hors de vue de la turgescence de ma tour eiffel ?

Palsambleu et ventre-saint-gris, il fallait que j'en eusse le coeur net.

Donc voilà, est-ce que parmi vous il y a des lecteurs venant d'endroits un peu exotiques ? Ou bien vous êtes tous dans le quartier latin ?

Published by Batracien
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 16:24
Ce week-end, il s'est passé quelque chose d'étrange. Ce week-end, je suis passé dans la quatrième dimension. Et pourtant, ça n'impliquait aucune débauche à la vodka ni aucun déhanché minijupesque et accroupi.

Déception de l'auditoire.

Non, ce week-end, j'ai simplement réalisé que j'avais 29 ans, en effet, et que donc il était possible que mes amis du collège et du lycée pouvaient avoir eu une vie un peu différente de la mienne.

Bref, qu'ils étaient casés.

Voire mariés.

Avec un môme.

Voire trois.

Ca a commencé dans le train pour Grenoble.


**** Flashback ****

Je me souviens le jeudi 10 juillet que j'ai un mariage le 12. Il me semble bien que c'est en périphérie de Paris, mais je ne me rappelle plus trop où et j'ai perdu le faire-part.

Dans un élan d'enthousiasme, j'appelle l'ami en question. Il me répond que c'est en Ardèche.

Oh.

Après quelques coups de fils désorganisés, j'arrive donc à m'incruster dans la voiture de potes qui partent de Grenoble (merci, je vous aime, je vous idolâtre) et à partager leur chambre à l'hôtel qui, bien entendu, est complet depuis des éons (je vous ai déjà dis que je les idolâtrais ?).

D'où le train pour Grenoble le vendredi soir.

**** Fin du Flashback ***



Ca déchire, je trouve, les flashbacks dans une histoire. Bon, il manque le fondu enchaîné cinématographique avec le héros (moi) qui se prend la tête dans ses mains tandis que le décor change pour refléter la baignoire tricolore qui le lavait dans sa petite enfance, mais il n'empêche, ça rajoute de la profondeur au récit.

Si.



**** Fin de l'autocongratulation ***



Tout a donc commencé dans le train pour Grenoble. Evidemment, je m'y prends à la dernière minute et évidemment, il est bondé jusqu'à l'anus. Pas de place en seconde, pas de place en première, pas de surréservation. Je fais donc ce que tout homme normalement constitué ferait dans ce cas-là: je pénètre quand même le wagon avec sensualité et j'attends que le train démarre pour me déclarer au contrôleur.

C'est 10€ de plus quand on régularise sur place, mais au moins on ne rate pas son train.

Bref. Comme tous les boulets de dernière minute, je poireaute autour des strapontins, puis me dirige vers la voiture-bar pour commander un truc à grignoter. Et là...

Soudain...

Tout à coup...

Subitement...

"Grenouille !" hurle un mec en première classe. "C'est toi ?"

"Ah tiens ouais, c'est Grenouille" clame un autre.

Je me retourne.

Et là, confortablement engoncés dans leur siège, se trouvent deux amis de lycée - ainsi que toute leur petite famille. Ca déborde de partout, entre les deux femmes et les quatre enfants.

Du coup ils giclent un gamin sur les genoux de sa mère et me trouvent un siège (vive la lycée-connexion). Et la discussion commence.

Ils sont tous les deux mariés depuis trois ans, ils ont chacun deux enfants, ils vont en vacances à la montagne puis à la mer avec les pelles et les seaux.

Et ils ont 29 ans, bordel. Comme moi.


**** Fin de l'épisode du train ***


Bon.

Sinon, comme dit en préambule, ce mariage était ardéchois. Avec encore une fois plein d'amis de collège et de lycée, de 28 à 30 ans.

Tous mariés.

Tous reproduits.

Mais que diable allait-il faire en cette galère, que même mon téléphone portable a décidé de se mettre en mode de non-captation pour me laisser me débrouiller sans aucune intervention extérieure.

Et s'il n'y avait que ça ! Mais avec une indifférence polie, les différents couples se sont enquis de mon état de célibatairitude. Et m'ont demandé comment ca se faisait que je ne trouvais personne, et qu'il fallait que je sorte plus.

Alors je leur ai raconté le week-end dernier, avec le châlet des îles et la copulation dans les buissons et la conduite alcoolisée et les verres de cocktail et la nuit au banana et les danseurs homos et les mains au cul et les filles aux poitrines XXL et les bouteilles offertes par le patron et les amies qui se cassent la gueule par terre et les vidéos de Brétigny-sur-Orge.

Ils m'ont regardé bizarrement.
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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 21:04
Demain, je vous raconterai le mariage au fin fond de l'ARdèche, où les petits oiseaux gazouillent et les téléphones ne captent pas.

Demain, je vous parlerai des gens qui sont tous en couples et des célibataires moches.

Demain, je vous parlerai de la fidélité d'amis de plus de vingt ans et de la conduite en état de non-ivresse.

Demain, je vous donnerai la recette de l'aligot-élément, et ça va déchirer sa mère en tutu hydrophile sur la nationale 7.

Demain, je déplorerai les plans de soirée formidables qu'on m'a proposés pendant que je n'avais pas de réseau et que je viens de recevoir, comme par hasard.

Demain, je vous dirai que les mariés étaient magnifiques et classes, et qu'on a eu aucune chanson de Bézu.

Demain.
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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 12:41


- Dis donc, ils seraient pas un peu bizarres, tes préservatifs ?
- Euh si, c'est des capotes avec gel retardateur, pourquoi ?
- Parce que j'ai la mâchoire anesthésiée.
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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 20:00

Attention, je sens que vous allez adorer cet article, et que sa lecture va arracher aux plus grumeleux d'entre vous un rictus épanoui digne des meilleures pubs kinder.

Eh ouais. J'ai cédé moi aussi. On va dire a moins que c'est ciblé puisque ça parle de sites de rencontres. Comme vous êtes 90% à me lire en tout célibat tout honneur, ca va vous passionner. Je compte d'ailleurs sur vous pour montrer votre enthousiasme en me bombardant de préservatifs usagés une fois que vous aurez réussi à trouver l'amour pur et éternel sur le fameux site que je vous vante aujourd'hui.

Bon. Ca s'appelle Parship.fr. Comme je suis un dieu en informatique, si vous cliquez sur le lien, vous vous retrouvez sur leur site.

Et là vous allez me dire que vous m'aimez bien, mais que vous ne cliquerez pas, parce que les sites de rencontres sont tous les mêmes et que de toute façon ça ne marche pas parce que les mecs sont des morts-de-faim instables au sexe dressé fièrement vers le ciel et les filles des princesses élitistes au vagin fièrement dirigé vers le sol.

Eh bien que nenni dans ton postérieur ! Car Parship a une méthode différente basée sur un test de personnalité et le secret des correspondances (je le fais bien, hein). Non, sérieusement, vous avez un test de compatibilité qui vous permet tout de suite de savoir si vous allez tomber amoureux de la personne en face, avec un diagramme qui est quand même plutôt joliment fait, avec des couleurs et tout.

Quand on pense aux concurrents, on se dit que c'est quand même mieux quand on a un diagramme en couleur.

Mais attendez, ce n'est pas tout. Ils font un concours, et c'est là que ça devient palpitant. Parce que Parship.fr s'associe avec les clés des champs pour offrir des week-ends de rêve (enfin je suppute, là) à Barcelone, Rome ou Marrakech. Pour le tirage au sort, faut aller ici: http://www.lesclesdeschamps.com/buzz/ et répondre à la question.

J'ai envie de dire qu'elle est pas vraiment dure, la question. Ou alors ya un piège et j'ai tout raté. 

 

 

Bref, vous répondez, vous gagnez les voyages et les thalassos et les cadeaux et les joies et le plaisir et la vibromassion incluse.

Mais tout cela ne serait rien sans le bonheur d'avoir quelqu'un à vos côtés dont l'amour vous baigne les pieds Marie-de-Magdala staÿl. Tout ça ne serait rien sans la présence fidèle et généreuse de votre moitié qui saura copuler sur la plage, faire des bulles sous l'eau et préparer des sandwiches pour les excursions.

Et pour ça, je vous le répète avec talent, il y a parship.fr.

Parship.fr, c'est bien.

Parship.fr, mangez-en.

Mais comment les gens faisaient-ils avant Parship.fr ?

Ah la la, Parship.fr, c'est une avancée aussi importante dans la psychologie des rencontres que le pogostick pour la progression des transports.

Votez Parship.fr,

Parship.fr retarde la chute des cheveux.

 


Article sponsorisé

Published by Batracien
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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 18:39
Je reprends le cours de mes pérégrinations week-endesques là où je les avais laissées, c'est à dire en plein comatage après la soirée du vendredi soir. Pour ceux qui se soucient de la qualité culinaire des soirées chez moi lorsqu'on ne trouve qu'un hachis parmentier, je répondrai que de toute façon ce n'est pas comme si on avait mis quoi que ce soit dans la bouche hier soir. Enfin surtout moi.

Bref. Revenons à nos moutons qui panurgisent tranquillement dans la prairie d'à côté. Le samedi, j'ouvre un oeil vers 15h avec l'impression vague d'avoir passé une bonne soirée la veille (on oubliera l'intervention tout en finesse et poésie de Monsieur F qui vient récupérer ses affaires à 8h du mat chez moi en gueulant "j'ai baisé !". Ah tiens j'avais dit que je ne le dénoncerais pas).

Le samedi après-midi n'a aucun intérêt - encore moins que le reste, c'est dire - à part une vague tentative d'achat de T-shirt de ma part pour compenser le déménagement. Je rentre dans une boutique, je dis à la vendeuse "relookez-moi!", elle me répond "ya du boulot".

...

Les sanglots longs des violons de l'automne...

Bon, je ramasse mes dents et ma dignité pour aller squatter chez le Gauthier et fêter comme il se doit le bac de la Flamèche. Si. Elle l'a eu. Malgré toutes nos prévisions.

(Seconde parenthèse pour préciser qu'elle m'a appelé pour me donner cette news en plein briefing de commerciaux mercredi. Ca donnait donc:

- Oui, donc la semaine était pas mauvaise mais franchement, niveau prise de rendez-vous, faudrait rebriefer vos assistantes, vous les suivez un peu, oui ou m... allo ? ah ? Super, et t'as eu une mention ? J'suis trop fier de toi ! Mais ouaaaais, t'es bachelière maintenant choupette ! Bon où on en était avec les assistantes ?

Comment perdre sa crédibilité en un coup de fil.)

On arrive chez le Gaugau, on boit un peu - mais sagement, une fois n'est pas coutume - on gueule un peu, on félicite un peu, on tourne une video de Bretigny sur Orge où j'ai un gros bide, on s'attache avec des menottes, puis comme je leur avais promis une bouteille on décide de se bouger un peu et d'aller dans une boîte homo.

Ouais. Dans un grand élan de mansuétude, je les ai laissés (Gauthier, le Psy et son mec) m'entraîner dans l'antre du stupre et de la luxure homo. Un endroit avec des danseurs gaulés presque mieux que moi, c'est dire.

"Mais siiii Grenouille, tu verras, ya de la fille hétéro là bas !" qu'il gueulait le Gauthier.

Mouais. Reste à savoir l'état de leur pomme d'adam vues les spéculations qu'on a menées toute la soirée.

On arrive au lieu-dit, Gauthier est à fond sur un serveur - jusqu'à ce qu'il réalise que ledit serveur ne va pas nous donner de table. Et là il se met à bouder. C'est vachement efficace, remarquez, puisqu'on envoie rapidement balader des gens qui monopolisaient les tables pour enfin nous offrir notre dû (c'est beau).

De la soirée, je ne retiendrai pas grand chose (sauf une 7h48 qui se croûte lamentablement en revenant sur la piste, un coup tu la vois, un coup tu la vois plus, par terre à glousser sans arriver à se relever). Avec son talent habituel, Gauthier se fait draguer (ou drague ? ou allume ?) par le propriétaire des lieux, qui enchaîne les bouteilles pour essayer de se le taper. C'est sympa la drague homo, ça marche au litre de vodka.

Avec un courage sans failles et une abnégation sans limites (et une fois qu'on s'est fait rincer à l'oeil toute la soirée), le Gauthier met les voiles avec son choupi de la soirée sous le bras, sans un regard pour le patron.

Il est possible que nous soyassions persona non grata désormais dans cet établissement. Ca tombe bien, les filles étaient moches.

Enfin, si c'était des filles.

Je doute encore.



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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 19:27

Parfois, certains articles laissent croire que je suis quelqu'un d'absolument formidable. Mais en fait non (enfin si, mais non).

Par exemple ce soir, j'accueille quelqu'un dans une heure. Histoire de changer un peu, je suis allé chercher quelque chose chez Picard - d'autant plus qu'elle m'a dit qu'elle ramenait le vin et, je cite, une bouteille un peu recherchée.

Bon.

J'ai trouvé du hachis parmentier.

Published by Batracien
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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 09:57
Bon, ousque j'en étais ?

Ah oui, le séminaire. Grosse soirée, comatage le lendemain sur la plage et retour en car avec les coups de soleil et l'envie de dormir. L'arrivée sur Paris est prévue pour 21h et, ami lecteur que j'aime et respecte à peu près autant que la vodka-paillettes, je suis sûr que tu te serais couché après un tel périple, histoire de récupérer tes forces pour le week-end à venir.

J'aurais bien aimé... mais je n'ai pas pu.

Parce qu'il y a eu l'intervention de celle que nous appellerons désormais Wing-girl, et dont je vous avais déjà parlé dans des circonstances un peu étranges ici:
http://batracien.over-blog.com/article-18378673.html).

Ca fait une dizaine de fois que Wing-girl me propose des excursions et des plans aux quatre coins de la capitale, car elle est magnifique mais a peu d'amis pour l'accompagner en soirée - elle s'est déjà fâchée avec la moitié après avoir couché avec et l'autre moitié pour n'avoir pas couché avec. Bref, le bonheur.

Les dix fois, je l'avais plantée avec tendresse et amour au dernier moment pour des raisons X ou Y (plutôt XX que XY). Il y avait toujours une autre soirée, un autre anniversaire, ou simplement le trop-plein de fatigue. Mais là, depuis le temps, je me dis que bon, allez, on va être sympa et se dévouer.

Elle me propose d'aller au Châlet des Iles ? Allons au Châlet des Iles, malgré la fatigue, les coups de soleil, la biafine et l'air décalqué. Comme je ne suis pas du genre mesquin, je propose également à Monsieur F de venir y noyer sa solitude.

A peine le temps de prendre une douche, on arrive vers 23h sur place, c'est déjà complètement blindé. Du monde partout, la queue s'étend sur bien cent mètres. Et là, le vrai tempérament de Wing-girl reprend le dessus.

"Sérieux, Grenouille, pourquoi t'as amené un autre mec ? Déjà qu'à deux ça va être chaud pour rentrer mais là deux mecs pour une fille, je vais me faire refouler. Je te préviens, je ne me fais JAMAIS refouler et je vais mal le prendre"

Moment de flottement.

On avance, elle reçoit un coup de fil d'une de ses amies qui a le nom du videur, elle décide donc de couper toute la queue pour s'incruster gratuitement. Puis, avec un soupir à fendre le coeur, elle nous propose de l'accompagner. Evidement, le videur envoie chier notre petit groupe. Wing girl fait la gueule.

Devant nous, dans la queue, un mec avec qui Monsieur F discute, et qui se présente comme booker pour une agence de mannequin. Aussitôt les oreilles de Wing-girl frétillent. Elle étend ses capacités pulmonaires, remet une mèche en place et engage la conversation. Avant de se faire jeter comme une merde. Wing girl fait la gueule.

De mon côté, une fille me parle dans la queue en me disant que je ne devrais pas traîner avec des filles comme ça, qui ont tout dans le corps et rien dans le cerveau. J'ai du mal à réprimer un fou rire. Wing girl fait la gueule.

On arrive enfin devant le physio. On notera un gros moment de stress quand, au moment où le physio nous jauge, Monsieur F beugle: "non mais on est avec les filles devant aussi, youhou !". Wing girl fait la gueule.

Heureusement, elle bombe un peu le torse et on passe sans autre anicroche.

Voilà, ça c'était la file d'attente, et je réalise que l'article est déjà pas mal long. Du coup, on va un peu plus résumer la soirée: ce fut énorme. Si vous voulez me trouver le mois prochain, ce sera certainement au Chalet. Quelques anecdotes en vrac:


- J'ai croisé une auteur (autrice) de polars irlandaise qui était là pour la promotion de son bouquin en français. C'est con que je n'aie pas retenu son nom de plume. Bon, elle avait 35 ans.

- On a trouvé une fille pour Monsieur F qui ressemble vaguement à Caroline Daily, de loin et dans le noir. Enfin c'est lui qui le dit, j'avais les paupières trop alcoolisées pour m'en souvenir. M'enfin avec mon aide discrète et raffinée il a fini par se faire ramener chez elle par le bout du gland. C'était romantique.

- J'ai compris pourquoi le booker avait envoyé balader Wing Girl alors qu'elle est objectivement belle: plus tard dans la soirée, il me pose la main sur le ventre et me susurre: "chéri, si tu veux que je te booke, viens me voir mais arrête la vodka pomme".

- Je suis tombé sous le charme d'une fille grande, mince, avec une coupe au carré et une frange. J'ai gueule: "ooooh, Yelle !". Elle m'a répondu qu'on la prenait plutôt pour Mila Jovovich et qu'elle m'emmerdait. On échange les numéros, on se fait des papouilles, puis on s'abandonne parce que Wing Girl râle et veut rentrer.

Et là vous allez me dire: "mais elle sert à quoi cette Wing Girl, pourquoi tu l'appelles comme ça alors qu'elle ne t'a pas aidé du tout ?"

Et je vous répondrai que dans cette soirée, alors qu'elle était à côté de moi, je me suis fait aborder plus d'une demi-douzaine de fois par des filles en quête de challenge. Ca doit être dans ses phéromones, mais elle dégage quelque chose qui donne envie aux autres de se battre pour la suprématie. Un truc animal qui ramène aux temps préhistoriques où on se battait à coups de massue dans les prairies joyeuses de l'insouciance.

Bref. Tout ceci fut absolument énorme, et ce n'était que le commencement.
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