Lundi 21 juillet 2008

Bon, eh bien voilà, la page est tournée.

Sur les conseils enthousiastes d'une soglamourous devenue leur meilleure embassadrice, je ferme aujourd'hui la page over-blog pour revenir à mes premières amours, à savoir hautetfort.

J'ai plein de fonctionnalités marrantes qui ne me serviront à rien, un design conservé par rapport à l'ancien, la même bannière (merci ma Missik), les mêmes articles, la même clarté dans le propos, la même sensualité dans la discussion, le même talent indiscutable et la même turgescence inimitable.

Bref, c'est le même blog, mais en mieux. Enfin je crois.

Changez vos liens, changez vos net-machin-trucs, changez vos favoris, changez vos sous-vêtements... et c'est parti pour
http://www.grenouillebleue.fr.

Par Batracien
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Samedi 19 juillet 2008

Je remarque que je n'ai pas à m'emmerder à faire des articles construits avec stupre et luxure puisque finalement ceux qui vous titillent le plus sont ceux qui parlent de vos origines géographiques. Merci à tous d'ailleurs, ça m'émeut de voir ça.

(Message personnel: les gens de Bretigny-sur-Orge, faut qu'on parle, tata 7h48 a quelque chose à vous dire).

Bon. Donc j'ai compris, raconter les turpitudes des soirées du vodka club ne vous fait plus rêver. Mais ça n'empêche, cette fois-ci, vous n'allez pas y couper.

Putain, par où commencer...

Comme d'habitude, nos week-ends sont de grands n'importe quoi, encore plus lorsque les gendarmettes s'en mêlent. Mais si, les gendarmettes, remember, rappelez-vous, j'en parlais ici et , voire (et discrètement par ici, mais chut). Une amie de 7h et ses camarades de promo.

Ben voilà, les gendarmettes sont revenues. Deux d'entre elles, en tout cas. La première s'appelait déjà Princesse Gendarmette dans les articles précédents (on va rester sur Princesse, ça va plus vite à écrire et ça fait penser qu'elle ne fait pas caca).

La seconde va désormais s'appeller Indesit.

Bon.

Nous décidons d'organiser, grâce à Monsieur F et ses connexions dans les hautes sphères de l'ingéniérie moderne, un bon petit restau bien sympa avec alcool à volonté en plein coeur du 16e, à savoir à la maison des Arts et Métiers.

Pour ceux qui ne connaissent pas, à condition d'avoir sa carte de l'ENSAM, cet endroit au service impeccable et au style classique-chic permet de manger très bien pour 32€, avec les vins à volonté. On notera juste que, pour moi qui n'aime pas trop le poisson, on a eu droit à une entrée au saumon, et un bar comme plat principal. Yeah baby. A la personne qui m'a fait remarquer que de toute façon j'étais un pilier de bar, je répondrai: "c'est cui qui le dit qui y est".

Bref nous sommes treize à table, nous buvons amoureusement, nous mangeons délicatement, nous faisons la fermeture du restaurant - au passage, publicité mensongère, le vin n'est PAS à volonté, ils ont fini par nous couper les vivres.

Retour chez moi pour une partie de psychologue d'anthologie entre Monsieur F, 7h48, Gajal, Cyrius, les gendarmettes, le Maniac, Titounne et si j'ai oublié quelqu'un je m'en excuse platement.

Nous noterons que Cham a fui l'appart vers 1h du mat après un échange de texto avec son mec pour planifier leur copulation nocturne. C'est attendrissant.

Bon. Vous ne connaissez toujours pas les règles du Psychologue ? Ne comptez pas sur moi pour les révéler puisque certains d'entre vous se retrouveront peut-être dans de futures soirées du vodka club. Mais qu'il vous suffise de savoir qu'on en apprend beaucoup sur les gens présents, et généralement dans des domaines délicats, raffinés et sexuels.

Le psychologue, c'est le jeu de la bouteille pour les plus de 14 ans.

Bref - au bout de deux heures de partie alcoolisée, on apprend l'attirance mutuelle de pas mal de monde dans la pièce, on découvre qu'il s'en passe de belles sous les fenêtres des foyers de France, on observe que certaines gendarmettes devraient avoir honte, et on perd de plus en plus 7h48 sous perfusion de vodka.

Puis tout le monde se sépare dans la joie et la négresse et je me retrouve, dans un hasard qui me stupéfie moi-même, avec Princesse, Monsieur F et Indesit sur les bras. Comme il y a deux lits disponibles, j'héberge ladite Princesse et Monsieur F se rapproche d'Indesit (c'est bien, le psychologue, hein ?).

Or j'habite un appartement avec une seule grande pièce, ce qui a un peu compliqué la vie nocturne des protagonistes.

Vous allez donc me dire: "pourquoi tu appelles la seconde gendarmette Indesit ?"

Parce que c'est la marque de ma machine à laver et que si jamais elle ne marche plus après cette nuit, j'en voudrai beaucoup à Monsieur F.

Par Batracien
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Jeudi 17 juillet 2008

Malgré mon statut de demi-dieu (des pieds à la ceinture, les abdos laissent à désirer), il m'arrive parfois de sombrer dans le désespérément conventionnel.

Et le dernier commentaire que j'ai lu, sur l'article ardéchois, me donne l'occasion de ne pas trop me fatiguer - ce qui tombe bien car le week-end arrive, et qu'il ne sera pas de tout repos.

Donc voilà, cette chère Marion du CT me dit, je cite:

"J'habite aux USA(Connecticut pour etre exacte) mais ma chere cousine Charlotte s'est mariee a TOURNON en Ardeche le samedi 12 Juillet - alors je me dis tu y as ete...??????????!!!!!!!"

Je ne ferai aucun commentaire sur le nombre de points d'exclamation, je comprends que ce soit un choc qu'on connaisse la même cousine Charlotte. Sauf qu'en fait non, ce n'était pas ce mariage. Nous, c'était à côté du pont du diable, à Thuhyes (orthographe non contractuelle).

C'est rassurant, hein ? Après avoir dit que toutes les filles du mariage étaient moches, ça aurait été con de tomber sur des gens présents à la cérémonie...

Bref. Ce qui retient surtout mon attention, chez ladite Marion, c'est qu'elle est connecticutoise. Moi qui croyais que mon audience se limitait à Paris et éventuellement les infortunés de l'autre côté du périph, c'est un peu le choc. Il y a donc des lecteurs/trices qui se cachent hors de la capitale, hors de vue de la turgescence de ma tour eiffel ?

Palsambleu et ventre-saint-gris, il fallait que j'en eusse le coeur net.

Donc voilà, est-ce que parmi vous il y a des lecteurs venant d'endroits un peu exotiques ? Ou bien vous êtes tous dans le quartier latin ?

Par Batracien
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Mardi 15 juillet 2008
Ce week-end, il s'est passé quelque chose d'étrange. Ce week-end, je suis passé dans la quatrième dimension. Et pourtant, ça n'impliquait aucune débauche à la vodka ni aucun déhanché minijupesque et accroupi.

Déception de l'auditoire.

Non, ce week-end, j'ai simplement réalisé que j'avais 29 ans, en effet, et que donc il était possible que mes amis du collège et du lycée pouvaient avoir eu une vie un peu différente de la mienne.

Bref, qu'ils étaient casés.

Voire mariés.

Avec un môme.

Voire trois.

Ca a commencé dans le train pour Grenoble.


**** Flashback ****

Je me souviens le jeudi 10 juillet que j'ai un mariage le 12. Il me semble bien que c'est en périphérie de Paris, mais je ne me rappelle plus trop où et j'ai perdu le faire-part.

Dans un élan d'enthousiasme, j'appelle l'ami en question. Il me répond que c'est en Ardèche.

Oh.

Après quelques coups de fils désorganisés, j'arrive donc à m'incruster dans la voiture de potes qui partent de Grenoble (merci, je vous aime, je vous idolâtre) et à partager leur chambre à l'hôtel qui, bien entendu, est complet depuis des éons (je vous ai déjà dis que je les idolâtrais ?).

D'où le train pour Grenoble le vendredi soir.

**** Fin du Flashback ***



Ca déchire, je trouve, les flashbacks dans une histoire. Bon, il manque le fondu enchaîné cinématographique avec le héros (moi) qui se prend la tête dans ses mains tandis que le décor change pour refléter la baignoire tricolore qui le lavait dans sa petite enfance, mais il n'empêche, ça rajoute de la profondeur au récit.

Si.



**** Fin de l'autocongratulation ***



Tout a donc commencé dans le train pour Grenoble. Evidemment, je m'y prends à la dernière minute et évidemment, il est bondé jusqu'à l'anus. Pas de place en seconde, pas de place en première, pas de surréservation. Je fais donc ce que tout homme normalement constitué ferait dans ce cas-là: je pénètre quand même le wagon avec sensualité et j'attends que le train démarre pour me déclarer au contrôleur.

C'est 10€ de plus quand on régularise sur place, mais au moins on ne rate pas son train.

Bref. Comme tous les boulets de dernière minute, je poireaute autour des strapontins, puis me dirige vers la voiture-bar pour commander un truc à grignoter. Et là...

Soudain...

Tout à coup...

Subitement...

"Grenouille !" hurle un mec en première classe. "C'est toi ?"

"Ah tiens ouais, c'est Grenouille" clame un autre.

Je me retourne.

Et là, confortablement engoncés dans leur siège, se trouvent deux amis de lycée - ainsi que toute leur petite famille. Ca déborde de partout, entre les deux femmes et les quatre enfants.

Du coup ils giclent un gamin sur les genoux de sa mère et me trouvent un siège (vive la lycée-connexion). Et la discussion commence.

Ils sont tous les deux mariés depuis trois ans, ils ont chacun deux enfants, ils vont en vacances à la montagne puis à la mer avec les pelles et les seaux.

Et ils ont 29 ans, bordel. Comme moi.


**** Fin de l'épisode du train ***


Bon.

Sinon, comme dit en préambule, ce mariage était ardéchois. Avec encore une fois plein d'amis de collège et de lycée, de 28 à 30 ans.

Tous mariés.

Tous reproduits.

Mais que diable allait-il faire en cette galère, que même mon téléphone portable a décidé de se mettre en mode de non-captation pour me laisser me débrouiller sans aucune intervention extérieure.

Et s'il n'y avait que ça ! Mais avec une indifférence polie, les différents couples se sont enquis de mon état de célibatairitude. Et m'ont demandé comment ca se faisait que je ne trouvais personne, et qu'il fallait que je sorte plus.

Alors je leur ai raconté le week-end dernier, avec le châlet des îles et la copulation dans les buissons et la conduite alcoolisée et les verres de cocktail et la nuit au banana et les danseurs homos et les mains au cul et les filles aux poitrines XXL et les bouteilles offertes par le patron et les amies qui se cassent la gueule par terre et les vidéos de Brétigny-sur-Orge.

Ils m'ont regardé bizarrement.
Par Batracien
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Lundi 14 juillet 2008
Demain, je vous raconterai le mariage au fin fond de l'ARdèche, où les petits oiseaux gazouillent et les téléphones ne captent pas.

Demain, je vous parlerai des gens qui sont tous en couples et des célibataires moches.

Demain, je vous parlerai de la fidélité d'amis de plus de vingt ans et de la conduite en état de non-ivresse.

Demain, je vous donnerai la recette de l'aligot-élément, et ça va déchirer sa mère en tutu hydrophile sur la nationale 7.

Demain, je déplorerai les plans de soirée formidables qu'on m'a proposés pendant que je n'avais pas de réseau et que je viens de recevoir, comme par hasard.

Demain, je vous dirai que les mariés étaient magnifiques et classes, et qu'on a eu aucune chanson de Bézu.

Demain.
Par Batracien
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